APRES " MANGER BOUGER",BOSSER BOUGER?

Écrit par DH. Posté le Mercredi 05 avril 2017 @ 20:30:05 par DH

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La promotion du « sport sur ordonnance » s’appuie sur des bases solides : de plus en plus d’études montrent les dégâts de la pandémie d’inactivité physique sur la santé - et sur l’économie. Le premier état des lieux de l’activité physique et de la sédentarité en France vient d’être publié par l’ONAPS, observatoire national de l’activité physique et de la sédentarité*. Cent trente pages de données détaillées et de cartes établies à partir de différentes sources (Santé Publique France, la Drees et l’Insee, l’Inserm etc) sont un tableau de bord précieux pour les pouvoirs publics et acteurs de la promotion des activités physiques**. Mais l’ONAPS souhaite aussi lutter contre l’inertie… des idées ! Pour preuve, entre autres, son bulletin trimestriel, Debout l’info, dont le n°3 s’intéresse au milieu professionnel.

 


Histoire à travailler debout

La majorité des études sur l’activité physique concerne les périodes de loisir, alors que chez les actifs près de la moitié de l’activité physique totale est réalisée au travail : 46% contre 25% pendant les loisirs. Mais la sédentarité professionnelle augmente : de 1994 à 2010 la proportion de salariés travaillant plus de 20 heures par semaines devant un écran est passée de 12% à 23% (18% à 46% chez les cadres). Si l’activité physique trop intense au travail est dangereuse (sur le plan cardio-vasculaire notamment), la sédentarité est un vrai risque professionnel qui doit préoccuper employeurs, services de santé au travail et plus globalement tout acteur de santé.

Alors, que faire ? Se lever de sa chaise 5 minutes toutes les 30 minutes pendant 8 heures réduit l’augmentation de la glycémie postprandiale de 34%, conclut une étude toute récente … à quand l’ordinateur debout ?

Métro, vélo, auto ?

L’Observatoire de la responsabilité sociétale des entreprises (ORSE) note que les activités sportives rentrent dans le cadre des politiques santé-sécurité des grands groupes ; deux exemples (Michelin et Daunat) font l’objet d’article dans ce numéro de Debout l’info.  

Quant à la part d’activité physique restante après le travail et les loisirs, elle concerne… les déplacements. Seulement 8% des actifs utilisent la marche ou le vélo pour aller au travail, même sur de très courtes distances. On note des différences de genre : les femmes utilisent plus les transports en commun et la marche à pied, les hommes l’auto et le vélo. Or - une dernière donnée, pour la route - marcher 30 minutes par jour 5 jours par semaine diminuerait de 19% le risque de maladie coronarienne …

* www.onaps.fr  
**Etat des lieux de l’activité physique et de la sédentarité en France - Edition 2017, Observatoire national de l’activité physique et de la sédentarité – Rapport. 130 pages.

Dr Blandine Esquerre
JIM.fr le 10 mars 2017



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